Contemporain

UNE MERE JUIVE NE MEURT JAMAIS | PATRICE ABBOU

SEPT JOURS DE DEUIL…

Il existe des récits fictifs qui sentent le vécu. Il s’en dégage alors des émotions toutes particulières car empreintes d’une grande justesse.
C’est le cas ici, avec une Mère Juive ne Meurt Jamais, roman écrit à la première personne.
On va suivre les sept jours de deuil de Adam Molina et sa famille, en huit clos, comme le veut la religion juive.
Comme le dit l’un des personnages, certains vivent un deuil, retournent travailler trois jours après et sont en dépression dans les semaines qui suivent.
Alors ici, la famille endeuillée prend son temps.
Ce sont sept jours pour que chacun puisse se recueillir, regretter, vivre sa souffrance et l’accepter, pour finalement doucement tourner la page.
Ne croyez pas pour autant que ce roman va vous miner le moral et que vous en ressortirez le cœur lourd, ce n’est pas du tout la cas!
Enfermez une famille d’adultes pendant sept jours et vous verrez que cela ne va pas être de toute tranquillité.
Entre les non-dits, les secrets et les rancœurs, mais aussi les souvenirs d’enfance et la complicité innée, les membres de cette famille vont vivre un joyeux bordel de sentiments.
Et c’est là le talent de l’auteur : savoir aborder un sujet aussi douloureux et en faire un moment de tendresse, en y apportant aussi du rire par le biais de situations cocasses.
Le récit est rondement mené, alliant avec justesse ces moments de tensions et de fragilité et ceux où la vie reprend ses droits, malgré tout.
Le gros point fort de cette histoire réside aussi et surtout dans ses personnages. Ils sont loufoques, plein de défauts et follement excessifs mais se portent un amour pudique véritablement touchant.
Aux amateurs de récit de vie tendre et désarmant , n’attendez plus pour ouvrir ce livre !

Verdict : 🖋️🖋️🖋️ Lu et Dévoré

4E DE COUVERTURE

Les Molina n’ont pas le droit de sortir, de se laver, de se changer, de se parfumer et encore moins de travailler… pendant sept jours, comme le veut la tradition.
Ils sont en deuil de leur mère Louise.
Adam Molina, 40 ans, le plus jeune des quatre enfants, avait prévu de repartir le lendemain de l’enterrement. Mais devant la pression de son père et de son frère aîné Henri, il est contraint de rester. D’autant plus qu’il a une mission, la dernière volonté de sa mère : trouver un mari à Lucie, sa soeur.
Dans ce huis clos caustique et haut en couleur, les émotions s’entremêlent, entre tendresse, culpabilité et rancoeur.

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